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La dolce vita du nord

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Depuis quelques semaines nous ressentons une grande douceur de vivre, une espèce de dolce vita nordique...  Ceci est peut-être dû à ce qui s'appelle "Allemansrätt" en suédois, "allemannsrett" en norvégien, "jokamiehenoikeus" en finlandais et "igameheõigus" en estonien. Un mot qui dans chaque langue désigne une même chose: le droit d'accès à la nature pour tous. Un droit inscrit dans la loi qui permet à tous de profiter de la belle nature qui nous entoure et de ses fruits, même sur une propriété privée (sous certaines conditions quand même). Non seulement on a accès à la nature mais on a pris soin d'organiser et d'aménager plein d'endroits pour pouvoir en profiter au maximum. Pour les voyageurs nomades comme nous, c'est un peu l'eldorado. On trouve facilement des endroits supers pour s'installer sans restrictions et même parfois équipés d'une belle table à pique-nique, d'un petit barbecue pour se faire des g...

Ne pas perdre le nord

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Notre route vers le nord se poursuit, les kilomètres s'ajoutent au compteur, nous en sommes maintenant à 26 700km en tout depuis le départ le 31 juillet dernier. Les journées sont de plus en plus longues, les premières lueurs du jour se pointent à 4h et la nuit bien noire n'arrive que vers 23h... Il faut bien fermer les stores! Les températures elles, sont toujours un peu fraîches à notre goût. C'est vrai que nous avons maintenant passé le 57ème parrallèle mais on ne serait pas contre quelques degrés de plus quand même. C'est cependant avec de belles journées que nous avons attaqué les pays Baltes, par la Lituanie donc, le premier des 3 sur notre route. Sitôt passée la frontière, nous avons mis directement le cap sur les bords de la Baltique, sans s'arrêter à Vilnius la capitale parce que nous voulions profiter au maximum du beau temps avec des activités plus natures, qu'urbaines. Il nous a quand même fallu faire un "petit" détour  parce que la route l...

Le devoir de mémoire

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Nous l'avons appris en cours d'histoire, nous avons vu des films, des reportages, entendu et/ou lu des témoignagnes, mais rien de tout ça n'a pu vraiment nous préparer à la visite du camp d'Auschwitz. Nous avons tous les deux hésité à faire cette visite qui, nous le savions, allait nous bouleverser. Est-ce vraiment nécessaire de voir tout ça? Faut-il faire de ce lieu une attraction touristique? Pourquoi aller se faire du mal avec le passé alors que dans le présent l'objectif, c'est plutôt de se faire du bien, non? Et bien pour nous le devoir de mémoire est la réponse à toutes ces questions. Nous ne pouvions passer aussi près et ne pas nous arrêter pour honorer la mémoire des 1,3 millions de personnes qui sont mortes derrière ces murs, pour voir de nos propres yeux de quoi l'être humain est capable. Même si nous ne pourrons jamais même frôler la souffrance, la peur et la misère qu'ils ont connu, se retrouver soi même derrière les murs et les barbelés rest...