Ne pas perdre le nord
Notre route vers le nord se poursuit, les kilomètres s'ajoutent au compteur, nous en sommes maintenant à 26 700km en tout depuis le départ le 31 juillet dernier.
Les journées sont de plus en plus longues, les premières lueurs du jour se pointent à 4h et la nuit bien noire n'arrive que vers 23h... Il faut bien fermer les stores! Les températures elles, sont toujours un peu fraîches à notre goût. C'est vrai que nous avons maintenant passé le 57ème parrallèle mais on ne serait pas contre quelques degrés de plus quand même.
On n'a pas testé la température de l'eau mais là, je pense qu'on perdrait ceux qui commençaient à penser à la Lituanie pour leurs prochaines vacances😅. Et il n'y a pas que du sable, il y aussi des belles forêts de pins et quelques villages. On a bien aimé la petite promenade sur la colline des sorcières dans le village de Juodkranté, où il a un parcours de sculptures en bois qui rappelle l'histoire et les légendes du coin.
Malgré le soleil, l'air était bien frais. On a demandé à notre guide si c'était normal et il nous a répondu que oui, qu'au début du mois de mai l'embouchure de la Baltique au niveau du Danemark et de la Suède est encore gelé ce qui emmène de l'air froid sur la côte. Si vous vous éloignez vers l'intérieur des terres qu'il nous dit, même seulement de 20km, vous allez gagner 10 degrés! On ne se l'est pas fait dire deux fois 😄. Sitôt la visite terminée, on remonte dans le van pour s'éloigner de la côte en direction de Kuldiga pour voir les chutes d'eau, les plus grandes d'Europe apparemment. Sur la route, en regardant les faibles ondulations du paysage on commençait à être un peu sceptiques mais une fois arrivés sur place nous avons pu constater qu'effectivement, elles sont grandes. Si elles ne tombent pas de bien haut (à peine 2m), elles sont vraiment très larges (275 mètres).
Les journées sont de plus en plus longues, les premières lueurs du jour se pointent à 4h et la nuit bien noire n'arrive que vers 23h... Il faut bien fermer les stores! Les températures elles, sont toujours un peu fraîches à notre goût. C'est vrai que nous avons maintenant passé le 57ème parrallèle mais on ne serait pas contre quelques degrés de plus quand même.
C'est cependant avec de belles journées que nous avons attaqué les pays Baltes, par la Lituanie donc, le premier des 3 sur notre route. Sitôt passée la frontière, nous avons mis directement le cap sur les bords de la Baltique, sans s'arrêter à Vilnius la capitale parce que nous voulions profiter au maximum du beau temps avec des activités plus natures, qu'urbaines. Il nous a quand même fallu faire un "petit" détour parce que la route la plus directe nous faisait passer par Kaliningrad, un territoire qui appartient à la Russie. C'est pas tellement recommandé par les temps qui courent... Alors, malgré ce que dit la carte, on a gentiment et sagement contourné tout ce territoire. Notre objectif était d'aller passer quelques jours sur les dunes de Nejira (aussi connues sous le nom d'isthme de Courlande), une petite bande de terre sablonneuse de 100km de long (50km en Lituanie et 50km en Russie) et de moins de 3 km de large sur la mer Baltique. Il faut faire une courte traversée depuis la ville de Klaipéda pour y accéder. Comme la traversée n'est pas donnée pour les véhicules et que c'est une réserve naturelle alors nous ne pouvions pas rester dormir (sauf au camping qui n'était pas donné non plus), nous avons décidé d'explorer à vélo. Alors côté plages, nous ne sommes ni l'un, ni l'autre de grands amateurs et/ou connaisseurs mais nous pouvons quand même dire que nous n'avons jamais vu de sable aussi fin. La Lituanie est loin d'être un pays auquel on pense si on cherche une destination plage mais franchement, elles sont vraiment magnifiques!!
Et les couchers de soleil ne donnent pas leur place non plus 🌞
On n'a pas testé la température de l'eau mais là, je pense qu'on perdrait ceux qui commençaient à penser à la Lituanie pour leurs prochaines vacances😅. Et il n'y a pas que du sable, il y aussi des belles forêts de pins et quelques villages. On a bien aimé la petite promenade sur la colline des sorcières dans le village de Juodkranté, où il a un parcours de sculptures en bois qui rappelle l'histoire et les légendes du coin.
Le littoral lituanien n'est pas très long, à peine 100km si on inclut les 50km de dunes. On a donc vite passé la frontière en Lettonie, le 2ème des 3, celui du milieu.
Encore une fois, on est surpris de la différence qu'on peut voir au simple passage d'une frontière. On s'attendait à ce que les 3 pays se ressemblent plus ou moins et c'est vrai que côté paysages, ça se ressemble pas mal: très peu de relief, des fermes et des forêts. Mais côté architecture et même dans l'ambiance, on a bien senti qu'on avait changé de pays. En Lettonie on voit beaucoup de maisons en bois à la campagne mais aussi en ville.
Notre premier arrêt en Lettonie a été la ville de Liepāja qui a une histoire assez particulière. Petite ville portuaire tantôt polonaise, tantôt suédoise, tantôt russe, tantôt allemande au cours des siècles, elle a connue une croissance accélérée au 19ème siècle quand le Tsar Alexandre III (la Lettonie était donc russe à cette époque) a décidé de fortifier la ville et de faire de son port l'une bases de la marine russe. Le lieu n'a pas été choisi par hasard car, contrairement à Riga ou St Pétersbourg, le port de Liepāja ne gèle pas en hiver. Depuis, la ville a eu une vocation militaire et des quartiers entiers construits pour répondre aux besoins de l'armée, dont beaucoup étaient complètement interdits à la population civile. Cette situation a durée jusqu'à la chute de l'Union Soviétique au début des années 90. Nous avons appris tout ça en visitant une ancienne prison militaire, une visite très intéressante.
Malgré le soleil, l'air était bien frais. On a demandé à notre guide si c'était normal et il nous a répondu que oui, qu'au début du mois de mai l'embouchure de la Baltique au niveau du Danemark et de la Suède est encore gelé ce qui emmène de l'air froid sur la côte. Si vous vous éloignez vers l'intérieur des terres qu'il nous dit, même seulement de 20km, vous allez gagner 10 degrés! On ne se l'est pas fait dire deux fois 😄. Sitôt la visite terminée, on remonte dans le van pour s'éloigner de la côte en direction de Kuldiga pour voir les chutes d'eau, les plus grandes d'Europe apparemment. Sur la route, en regardant les faibles ondulations du paysage on commençait à être un peu sceptiques mais une fois arrivés sur place nous avons pu constater qu'effectivement, elles sont grandes. Si elles ne tombent pas de bien haut (à peine 2m), elles sont vraiment très larges (275 mètres).
Bon nous sommes d'accord, on est loin des chutes Niagara mais c'est bien joli quand même et la petite ville, très agréable.
Nous continuons notre route vers Riga, la capitale de la Lettonie, où nous arrivons sous la pluie et le froid. Des températures sous les 10° en mai, on trouve ça un peu difficile... C'était plutô tranquille au centre-ville, pas grand monde dans les rues de la vieille ville, c'est toujours un plus pour les photos 😉.
La bibliothèque de la ville était par contre très animée! Et son architecture est également intéressante.
La Lettonie est une nation de hockey et coup de chance, il y avait deux matchs préparatoires pour les championnats du monde de hockey (qui se passent en Suisse fin mai), entre la Lettonie et la Norvège. La météo s'y prêtait bien, on a trouvé assez facilement des billets pour le 2ème match.
L'ambiance était bonne, la Lettonie a gagné, on a passé une belle soirée 👍 et le lendemain matin, le soleil était revenu. Avant de continuer notre route nous voulions visiter le quartier de Riga connu pour ses immeubles art nouveau.
On trouve aussi beaucoup d'ambassades dans ce quartier, dont l'ambassade d'Ukraine et de Russie qui sont quasiment voisines... Malgré la frontière russe qui n'est pas bien loin, le soutien à l'Ukraine est affirmé et entièrement assumé! On voit des drapeaux ukrainiens partout, des affiches, des mots de soutien, tout particulièrement dans le parc en face de l'ambassade de Russie.
Si c'est ce que voit l'ambassadeur de la fenêtre de son bureau, il trouve peut-être les journées un peu longues et ne doit pas sortir souvent en ville😅.
Mais il nous fallait repartir car nous avions un rendez-vous ce jour-là tout au nord du pays, à quelques kilomètres de la frontière avec l'Estonie, chez Ilze. Pour vivre quelque chose de différent, faire des rencontres qui ont un peu plus de sens, aller plus en profondeur sur la dévouverte des cultures et aussi, on l'avoue, sortir du van et se rendre un peu utiles, nous avons décidé de faire du woofing. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, le woofing vient de WWOOF (World-Wide Opportunities on Organic Farms), un réseau de fermes biologiques créé dans les années 70 en Grande-Bretagne qui proposait d'acceuillir des bénévoles pour travailler sur les fermes, partager des connsaissances et faire des rencontres en échange du gîte et du couvert. Depuis, le réseau s'est étendu partout dans le monde, les types de projets et les opportunités se sont multipliés et il existe plusieurs plateformes qui mettent en relation des gens qui ont une ferme ou un projet quelconque et qui cherchent des personnes prêtes à venir donner un coup de main et vivre une expérience de voyage différente (et économique). C'est via l'une de ces plateformes que nous sommes entrés en contact avec Ilze. Il y a une vingtaine d'années, Ilze et son mari Aldis ont acheté cet ancien relais de poste/ferme où ils ont développé plusieurs activités: un peu d'hébergement touristique, un camp d'été pour les enfants, des camps d'équitation (ils ont des chevaux, des chèvres, des lapins et une cigogne), un peu de restauration avec l'organisation de soirées et, le petit bébé d'Aldis, une distillerie où il fabrique plusieurs liqueurs: whisky, limoncello, gin, vodka et ... calvados. Parce qu'il faut bien venir jusqu'en Lettonie pour boire un petit verre de calva, surtout qu'il n'est pas mauvais du tout 😉. Pas besoin de vous dire qu'ils n'étaient pas mécontents d'avoir un menuisier qui débarque 😂. Pendant notre semaine chez eux nous les avons aidé à préparer la saison qui va bientôt démarrer: un peu de jardinage (fleurs, légumes, fruitiers), fabrication d'un bac en bois pour les légumes et, le chantier de la semaine, l'aménagement d'une terrasse.
Mais surtout pendant cette semaine, nous avons partagé le quotidien d'Ilze, d'Aldis et de leurs 3 garçons Andrzej, Gustav et Ernest, rencontré des voisins, assisté à la fête de la petite ville de Valka située directement sur la frontière,
et appris beaucoup sur la culture de la Lettonie et des pays Baltes. Tout ce que nous étions venus chercher 😊. Un énorme merci à eux pour leur acceuil chaleureux, leur ouverture et leur énergie. Par leurs efforts pour dynamiser leur campagne rurale et rapprocher les cultures, ils sont un vrai bel exemple à suivre.
Une première expérience de woofing plus que positive donc et ça tombe bien parce que nous referons prochainement un autre séjour du genre mais en Finlande cette fois-ci, à environ 3/4h d'Helsinki, chez Lisa. Encore une autre belle expérience en perspective. Mais entre-temps, il nous reste encore un pays Balte à découvrir: l'Estonie.
Pas de doute, nous aurons encore plein de choses à vous raconter dans la prochaine chronique 😄.
Pour voir la carte avec les photos: cliquez ici
Jérôme et Sophie




Toujours aussi proche de la population pour comprendre leurs façon de vivre. Bravo, continuez bien.bises à vous deux
RépondreSupprimerSandrine